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Les véhicules autonomes de Valeo au Consumer Electronics Show de Las Vegas, le 8 janvier. Les véhicules autonomes de Valeo au Consumer Electronics Show de Las Vegas, le 8 janvier. Ross D. Franklin / AP

Ils sont italiens (Magneti-Marelli), allemands (Bosch, Continental, ZF), coréens (Mobis) japonais (Denso, Aisin, Hitachi), canadiens (Magna), irlando-américains (Aptiv). Sans oublier les français Valeo et Faurecia… Ce sont les grands équipementiers automobiles. Souvent mal connus du public, ils sont les soutiers de l’industrie de la voiture, entreprises à haute teneur technologique mais dont les innovations, bien cachées derrière les carrosseries, sont là pour valoriser les grandes marques automobiles dont ils sont les fournisseurs.

Au début de chaque année, le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, cette grande fête internationale de l’innovation, est un peu leur moment à part, une sorte de salon automobile bis qui leur rendrait un hommage particulier. « Le CES est devenu pour nous un rendez-vous incontournable », résume Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, premier équipementier français (au coude-à-coude avec Faurecia) et neuvième mondial, selon le classement de référence de l’hebdomadaire Automotive News.

L’édition 2019 qui a ouvert ses portes mardi 8 janvier, ne fait pas exception à la règle. Le top 10 mondial des équipementiers (sauf l’américain Lear Corp) est bien là, totalisant la bagatelle de 300 milliards de dollars (262 milliards d’euros) de chiffre d’affaires réalisés dans l’automobile, allant jusqu’à voler, pour une fois, la vedette aux constructeurs (qui eux ne sont pas tous présents).

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Le cabinet IHS Markit estimait dans une étude de 2018, que la barre des 30 millions de véhicules devrait être atteinte avant 2040

Il suffit de regarder autour de soi, pour s’en persuader. Sur les pistes d’essai qui jouxtent le centre de convention de la grande cité du Nevada, sur les larges avenues de « Sin City » – Paradise Road, Las Vegas Boulevard –, voici en blanc les taxis-robots aux couleurs d’Aptiv. Et, en vert, la voiture autonome de Valeo qui sait conduire toute seule dans le trafic dense du Strip, avec les feux rouges de l’autre côté du carrefour, et ce soleil d’hiver rasant qui gêne la visibilité. Et, tiens, en bleu le taxi sans chauffeur de ZF, en train de promener sur le parking désert d’un centre commercial un groupe de journalistes chinois rivés à leur iPhone.

Et c’est un feu d’artifice d’innovations : le SUV qui adapte automatiquement ses suspensions aux trous de la route du japonais Clarion ; le capteur sonore de ZF qui vous dit sans coup férir par où va arriver l’ambulance que vous entendez au loin ; le système signé Valeo qui permet de voir à travers la grosse caravane que vous tirez ; les sièges cocons de Faurecia qui vous massent, vous soignent, vous mesurent, et font disparaître comme par enchantement les bruits du roulage ; le tableau de bord destiné au marché chinois (encore de Faurecia) avec ses cinq écrans, dont un qui réplique exactement celui du smartphone du conducteur…

Source Article from https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/09/au-ces-bataille-d-equipementiers-pour-la-voiture-du-futur_5406745_3234.html
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