Google Maps, ici sur Android, est une application sensible en termes de données personnelles.

Après plus de deux mois d’absence, le service de cartographie Google Maps est revenu mercredi sur iOS, le système d’exploitation des iPhone et iPad d’Apple. Ce retour n’est pas du goût de l’autorité de protection de la vie privée allemande, rapporte Computerworld. Le partage de la position de l’utilisateur est ainsi activé par défaut à l’installation de l’application, ce qui enfreindrait la législation européenne, selon le régulateur.

Au premier lancement, Google demande ainsi d’accepter les conditions d’utilisation et la politique de confidentialité. Cet écran avertit également l’utilisateur qu’il est prêt à partager des « données de localisation anonymes » avec l’entreprise, par une case cochée par défaut, ce qu’interdit la législation européenne.

Cette loi sur les données personnelles s’applique, selon la responsable du régulateur Marit Hansen, car les données « anonymes » collectées par Google permettraient d’identifier un terminal, donc de le suivre. En Europe, les services qui collectent ces données doivent demander l’accord de l’utilisateur et non nécessiter de décocher une option activée par défaut. « J’en conclus que l’implémentation actuelle n’est pas en accord avec la législation européenne, même si Google propose maintenant de désactiver cette fonction », tranche Marit Hansen.

Source : Technologies – LeMonde.fr