Google a par ailleurs accepté que ses concurrents utilisent des technologies pour lesquelles il dispose de brevets.

L’autorité américaine de la concurrence, la FTC, a annoncé, jeudi 3 janvier, avoir mis fin à son enquête antitrust ouverte en 2011 contre le géant de l’Internet Google, sans avoir trouvé de preuve d’abus de sa position dominante dans la recherche en ligne.

Google a passé un accord amiable sur un autre aspect de l’enquête, en s’engageant à laisser ses concurrents accéder, selon des conditions « justes, raisonnables et non discriminatoires », à des technologies mobiles jugées essentielles et pour lesquelles il dispose de brevets, selon le communiqué de la FTC.

En plus de la recherche, Google propose des services de comparaison de prix, notamment de voyages. La firme s’est également lancée dans la distribution numérique avec Google Play. Selon ses concurrents, Google dégraderait volontairement le classement de leurs sites sur son moteur, pour amener les utilisateurs vers ses propres services. Le site de recommandation Yelp et le comparateur Nextag avaient été entendus publiquement au Congrès américain à ce sujet.

Lire : Google menacé d’une procédure pour abus de position dominante

POUR MICROSOFT, LA FTC N’EST PAS ASSEZ DURE AVEC GOOGLE

Le géant américain de l’informatique Microsoft a de son côté reproché mercredi aux autorités américaines de la concurrence de n’être pas assez dures face à Google. « L’avenir de la recherche est en jeu dans ces enquêtes », affirme Dave Heiner, directeur juridique adjoint de Microsoft, qui accuse le géant de l’Internet de ne pas s’être amendé malgré l’attention que lui portent les autorités.

« Google refuse toujours de permettre aux utilisateurs de téléphones [opérant avec le système d’exploitation de Microsoft] Windows d’avoir le même accès à YouTube que les clients [du logiciel d’exploitation mobile de Google] Android et d’Apple ». YouTube est une filiale de Google.

Google s’est défendu en assurant que « contrairement aux plaintes de Microsoft, il est facile pour les consommateurs de regarder des vidéo YouTube sur les téléphones Microsoft », et en disant « travailler depuis plusieurs années avec Microsoft » sur la question.

Microsoft avait été une cible importante des autorités de la concurrence des deux côtés de l’Atlantique dans les années 1990 et 2000, avec un vaste procès aux Etats-Unis et une série de contentieux qui avaient débouché sur de lourdes amendes en Europe. Il a depuis changé de camp et figure parmi les accusateurs de Google.

Source : Technologies – LeMonde.fr