« Les écrits restent, les paroles s’envolent ». Peut-on tweeter pour défendre des intérêts, faire passer un message et même faire changer les choses ?

Le « TweetGate » Trierweiler, attaque à l’arme lourde

Le crêpage de chignons, c’est so années 2000. Aujourd’hui, l’attaque passe par Twitter. La semaine dernière, Twitter, la toile, les émisisons télévisées, la presse, les médias se sont emflammés et se sont quasi tous arrêtés plusieurs jours sur ZE tweet de la Première Dame de France – ou Première Gaffe de France d’après Libération.

Un message de support au candidat de gauche dissident du PS qui a été retweeté près de 6000 fois. Le problème, c’est que François Hollande avait donné son soutien à Ségolène Royal. Un désaccord qui a emballé plus à tord qu’à raison la machine médiatique pour qu’au final, Ségolène Royal soit battue avec 37,05% des voix contre 62,97% pour Olivier Falorni.

Ce tweet qui a provoqué un « tweetgate » serait la conséquence d’une dispute entre le président et sa femme : « Tu vas voir de quoi je suis capable » aurait lancé Valérie Trierweiler après avoir su que son compagnon soutenait Ségolène Royal. Pari réussi.

Comptes piratés pour messages peu crédibles

Le premier, Kanye West se fait voler son compte Twitter jeudi dernier. Le pirate en profite pour poster une photo nue de la copine du chanteur qui n’est autre que Kim Kardashian. Le cliché était en réalité une photo d’une actrice pornographique, Amia Miley. Au final, le compte aux 7 millions de followers a été récupéré, le message supprimé. Ouf Kanye.

En décembre 2011, c’était le président russe, Dmitri Medvedev, actuel premier ministre, qui avait vu son compte Twitter se dérober sous ses pieds. Piraté par un technicien responsable des comptes Twitter du gouvernement, l’homme avait publié des insultes envers l’opposition russe.

Se plaindre et obtenir gain de cause

Le groupe de musique One Direction est souvent victime d’assauts géants de groupies hystériques où la présence de gardes du corps est indispensable. Ce fut le cas fin mai à Manhattan où deux membres du groupe ont vu une centaine de jeunes filles se ruer sur eux pour leur tirer les cheveux et arracher les vêtements. Les deux musiciens ont profité de Twitter pour exprimer leur colère envers leur fan. Pour le premier, « ce n’était même pas drole » alors que pour le deuxième, plus ironique, « c’était une pure blague« .

Autre histoire, Matthew Ferrara est consultant pour les réseaux sociaux. Lors d’une conférence à Vienne, il a expliqué l’été dernier avoir réservé une chambre avec balcon dans un hôtel au Hyatt, à Newport (Etats-Unis). En arrivant, il se voit attribuer une chambre sans balcon avec vue sur le parking et les poubelles. Peu après avoir tweeté sa mésaventure avec photo à l’appui, il reçoit un appel du concierge du Hyatt de Chicago qui a vu son message. L’homme se voit proposer la seule chambre avec balcon qui se révèle être la suite du dernier étage. Matthew Ferrara poste la photo de sa nouvelle chambre pour remercier l’hôtel. Depuis, il reçoit des offres de chaînes d’hôtels concurrentes. L’info est relayée par le Figaro Economie d’aujourd’hui.

Les fails, crash immédiat à venir

Twitter, ne l’oublions pas, est aussi un outil de technologie auquel les non initiés à ce genre de nouveauté peuvent vite s’y perdre. Envoyer à ses milliers de followers un message qui était uniquement réservé à une personne, ce fut l’erreur d’Eric Besson, l’ancien Ministre de l’Industrie, avait posté un tweet public, visiblement privé, avant de se justifier.

Eric Besson Le tweet comme moyen de pression

Twitter permet comme dans la vie courante de donner son avis sur un point ou un autre. A la différence du coiffeur, de la concierge ou du collègue de travail, Twitter contient plus de cinq millions de paires d’oreilles en France. Autant de monde pour que son message rebondisse jusqu’à arriver aux bonnes personnes et obtenir ce qu’on le souhaite. A utiliser à bon escient bien sur.



Source : Web Tech | L’actualité high-tech, web, réseaux sociaux par la génération Twitter Facebook