Ouragan Sandy : des milliers de sites sous l'eauBusiness – Les vagues de photos (vraies ou fausses) sur les réseaux sociaux et l’évacuation de centaines de milliers d’habitants de l’est des Etats-Unis ne sont pas les seules conséquences de Sandy. Des milliers de sites seraient aussi tombés.

On pouvait voir ses effets des ce matin au réveil : alors que Google avait dû annuler son événement Android hier soir, que des images d’évacuation, de vagues et d’inondations tournent en boucle sur les télévisions en continu et les réseaux sociaux, de nombreux sites, notamment américains, étaient soit indisponibles, soit en mode secours.

C’est le cas du Huffington Post, par exemple, qui affiche depuis plusieurs heures une page de redirection simplifiée. La cause de ces problèmes : l’ouragan Sandy, qui aurait fait tomber « des milliers de sites américains » selon l’agence AFP, notamment reprise par France 24.

Dizaines de milliers de sites touchés

Des datacenters ont en effet été touchés par l’ouragan, ou ont vu leur alimentation électrique coupée, selon l’agence de presse. Celle-ci rappelle que 150 d’entre eux sont situés près de la côte Est des Etats-Unis, répartis sur les Etats de New-York, de Virginie et du New Jersey.

Selon un opérateur européen interrogé par l’AFP, qui a requis l’anonymat, « des milliers, voire des dizaines de milliers de sites Internet, de toutes tailles et partout dans le monde, sont indisponibles. » Des fournisseurs de service majeurs, comme Amazon EC2, auraient notamment été touchés.

L’AFP cite notamment Gawker et la plateforme de discussion Zopim. Et comme un événement de cette ampleur ne va jamais sans une augmentation du trafic Internet, due aux requêtes créées par la recherche d’informations de la part des internautes, les deux effets se sont combinés pour créer une grosse pagaille au niveau des réseaux américains.

Solutions de rechange

Des redirections du trafic vers des datacenters en zones sauves auraient déjà été prévues et mises en place par certains « aiguilleurs du net ». L’AFP interroge par exemple Nicolas Guillaume, de Cedexis, qui explique n’avoir pas constaté « d’indisponibilité majeure ».

La BBC explique par ailleurs que des solutions de rechange se mettent en place au niveau des fournisseurs de services. Buzzfeed, touché par l’ouragan, serait par exemple revenu en ligne grâce à une prise en charge du trafic par Akamai.

Source:ZDNet News