Les fausses informations sont 70% plus susceptibles d’être partagées sur Twitter que les vraies.

Selon une étude publiée dans le magazine Science en mars, les fausses informations ou « fake news » se propagent également plus largement que celles qui sont authentiques. L’étude portait sur des actualités et des tweets publiés entre 2006 et 2017.

De 1000 à 100.000 lecteurs pour le faux

Les chercheurs ont examiné 126.000 informations partagées sur le service américain Twitter par environ 3 millions de personnes. Et le constat est sévère puisque les tweets relatifs à des informations réelles n’ont que rarement touché une audience supérieure à 1.000 personnes.

Les fake news au contraire savent tirer profit de l’effet réseau de ces plateformes pour se diffuser largement. Ces fausses informations ont ainsi systématiquement touché entre 1.000 et 100.000 personnes.

La faute des réseaux sociaux et de la technologie, comme les bots qu’ils hébergent ? C’est plus compliqué. Étonnamment, l’étude a distingué tweets émis par des robots et messages de personnes réelles.

L’étude a constaté que les bots avaient tendance à répandre vraies comme fausses informations. La véritable différence s’effectue au niveau des humains, bien réels donc. En clair, si des informations trompeuses se diffusent, c’est d’abord du fait de l’action des humains, plutôt que des bots.

« La vérité est trop nue, elle n’excite pas les hommes »

L’effet réseau des services en ligne exploités est certes mis à contribution, mais il ne faudrait pas oublier un autre facteur primordial : la psychologie humaine. En effet, la raison pour laquelle les fausses informations se propagent si aisément tient à leur capacité à retenir l’attention d’un plus grand nombre d’individus.

Les internautes ayant partagé ces informations ont exprimé des émotions comme la peur, le dégoût et la surprise dans leur réaction. Ces fake news ont également été perçues par eux comme plus « originales ». En se démarquant du flux classique d’information, elles gagnent en capacité de diffusion.

Le but de l’étude est d’analyser pourquoi les fake news se propagent afin de contribuer, si possible, à limiter cette pratique sur Internet. Des éléments antérieurs établissaient déjà la viralité de ces informations sur les réseaux sociaux, mais de manière bien moins empiriques.

Source Article from http://www.zdnet.fr/actualites/sur-twitter-la-fausse-information-se-propage-plus-vite-que-la-vraie-39865356.htm#xtor=RSS-1
Source:ZDNet News